décret exécutif n° 19-271 du 8 Safar 1441 correspondant au 7 octobre 2019 relatif au référentiel national d’interopérabilité des systèmes d’information ; Décrète : Article 1er. — Le présent décret a pour objet la création d’un haut commissariat à la numérisation et de fixer ses missions, son organisation et son fonctionnement. CHAPITRE 1er DISPOSITIONS GENERALES Art. 2. — Le haut commissariat à la numérisation est…
décret exécutif n° 19-271 du 8 Safar 1441 correspondant au 7 octobre 2019 relatif au référentiel national d’interopérabilité des systèmes d’information ; Décrète : Article 1er. — Le présent décret a pour objet la création d’un haut commissariat à la numérisation et de fixer ses missions, son organisation et son fonctionnement. CHAPITRE 1er DISPOSITIONS GENERALES Art. 2. — Le haut commissariat à la numérisation est un établissement public à caractère spécifique, doté de la personnalité morale et de l'autonomie financière. Il est placé sous la tutelle de la Présidence de la République, et désigné ci-après le « haut commissariat ». Art. 3. — Le siège du haut commissariat est fixé à Alger. CHAPITRE 2 DES ATTRIBUTIONS ET MISSIONS DU HAUT COMMISSARIAT Art. 4. — Le haut commissariat est chargé de concevoir la stratégie nationale de la numérisation, en concertation avec les secteurs concernés, les institutions, le secteur économique et la société civile. Il est chargé, également, d'assurer le suivi et la mise en œuvre de la stratégie nationale de la numérisation. A ce titre, il a pour missions : — de veiller à la concordance des plans des secteurs concernés dans le domaine de la numérisation avec la stratégie nationale de la numérisation ; — d’évaluer les réalisations de chaque secteur et de proposer les correctifs nécessaires, selon des indicateurs de performance en lien avec la numérisation ; — d’assurer la concordance de la stratégie nationale de la numérisation avec les exigences de la sécurité des systèmes d’information, en coordination avec les parties compétentes ; — de définir les projets prioritaires et les investissements stratégiques ainsi que les modalités de mobilisation du capital humain et des financements y afférents ; — de proposer les instruments juridiques et réglementaires et/ou toute solution technique pour assurer la performance et l’amélioration continue des axes de la transformation numérique ; — de proposer toute mesure susceptible de consolider la souveraineté numérique et le développement du produit national ; — de proposer toute action visant le développement du capital humain et des compétences nationales requises dans le domaine de la numérisation ; — de réaliser et d’encourager toutes études prospectives sur le développement de la numérisation et d’assurer une veille technologique ; — de proposer la réalisation des projets de recherche dans le domaine de sa compétence ; — de coopérer avec les institutions et les organisations internationales similaires dans le domaine de la numérisation, conformément à la législation et à la réglementation en vigueur ; — de contribuer à la mise à jour de la nomenclature des activités liées à la numérisation. Art. 5. — Le haut commissariat est habilité à : — piloter des projets stratégiques intersectoriels ainsi que ceux initiés sur orientations du Président de la République ; — examiner les programmes sectoriels dans le domaine de la numérisation ainsi que l’évaluation des modalités de leur mise en œuvre. CHAPITRE 3 DE L’ORGANISATION ET DU FONCTIONNEMENT Art. 6. — Le haut commissariat est administré par un conseil d’orientation, dirigé par un haut commissaire et doté d'un comité scientifique et technique. JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE ALGERIENNE N° 59 24 Safar 1445 10 septembre 202310 Section 1 Du conseil d’orientation Art. 7. — Le conseil d’orientation, présidé par le directeur de cabinet de la Présidence de la République, est composé : — du ministre chargé de l'intérieur et des collectivités locales ; — du ministre de la justice, garde des sceaux ; — du ministre chargé des finances ; — du ministre chargé de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique ; — du ministre chargé des télécommunications ; — du ministre chargé de la numérisation ; — du ministre chargé de l’économie de la connaissance, des start-up et des micro-entreprises ; — du secrétaire général du ministère de la défense nationale ; — du haut commissaire. Le conseil d’orientation peut faire appel à tout membre du Gouvernement concerné par les questions inscrites à l’ordre du jour. Il peut, également, se faire assister par tout organisme ou personne pouvant l'éclairer dans ses travaux. Art. 8. — Le conseil d’orientation délibère, notamment sur : — les éléments de la stratégie nationale de la numérisation, avant sa soumission au Président de la République pour approbation ; — les projets stratégiques et/ou prioritaires dans le domaine de la numérisation ; — l'évaluation des résultats des actions suivies par le haut commissariat ; — les mesures et les moyens nécessaires pour la concrétisation de la stratégie nationale de la numérisation ; — l'organisation interne et le règlement intérieur du haut commissariat ; — le projet de budget ; — le régime de rémunération des personnels du haut commissariat ; — les contrats et les conventions de partenariat internationales conclus par le haut commissariat dans le cadre de ses attributions ; — toutes les questions qui lui sont soumises par le comité scientifique et technique et le haut commissaire. En outre, le conseil d’orientation étudie et propose toute mesure visant à améliorer le fonctionnement et l'organisation du haut commissariat. Art. 9. — Le conseil d’orientation se réunit, au moins, une (1) fois tous les six (6) mois, sur convocation de son président. Il peut, en outre, se réunir en sessions extraordinaires, sur convocation de son président ou à la demande du haut commissaire. Le conseil d’orientation adopte son règlement intérieur, lors de sa première session. Le secrétariat du conseil d’orientation est assuré par les services du haut commissariat. Section 2 Du haut commissaire Art. 10. — Le haut commissaire est nommé par décret présidentiel. Il est mis fin à ses fonctions dans les mêmes formes. Art. 11. — Le haut commissaire est responsable du fonctionnement général du haut commissariat et en assure sa gestion. A ce titre, il : — élabore les programmes d'activité du haut commissariat ; — agit au nom du haut commissariat et le représente devant la justice et dans les actes de la vie civile ; — exerce le pouvoir hiérarchique sur l'ensemble des personnels du haut commissariat ; — nomme à toutes les fonctions pour lesquelles aucun autre mode de nomination n’est prévu et en met fin ; — élabore le projet de budget et veille à son exécution ; — est l'ordonnateur du budget du haut commissariat ; — élabore le projet du règlement intérieur du haut commissariat et veille à son application ; — passe tous marchés, contrats et conventions de coopération, conformément à la législation et à la réglementation en vigueur ; — soumet au comité scientifique et technique toute question en lien avec les missions du haut commissariat ; — établit le rapport annuel sur les activités du haut commissariat ; — propose l'organisation interne du haut commissariat ; — propose le régime de rémunération des personnels du haut commissariat ; — prépare les réunions du conseil d’orientation et assure l'exécution de ses délibérations. Art. 12. — L'organisation interne du haut commissariat est fixée par décision du haut commissaire, après approbation du conseil d’orientation. Art. 13. — Le haut commissaire soumet au Président de la République des rapports périodiques chaque trimestre et un rapport annuel sur les activités du haut commissariat, contenant des propositions et des recommandations. Section 3 Du comité scientifique et technique Art. 14. — Le comité scientifique et technique est composé de quinze (15) membres, dont le président. JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE ALGERIENNE N° 5924 Safar 1445 10 septembre 2023 11 Le comité scientifique et technique est présidé par une personnalité scientifique choisie en raison de sa compétence dans le domaine de la numérisation. Le président du comité scientifique et technique est élu par ses pairs, lors de la première réunion. La liste nominative des membres du comité scientifique et technique proposés p