décret exécutif n° 90-39 du 30 janvier 1990 susvisé, le présent arrêté a pour objet de rendre obligatoire la méthode de détermination de la teneur en matière grasse du beurre, d’émulsions d'huile alimentaire et de matières grasses tartinables. Art. 2. — Pour la détermination de la teneur en matière grasse du beurre, d’émulsions d'huile alimentaire et de matières grasses tartinables, les laboratoires de la répression…
décret exécutif n° 90-39 du 30 janvier 1990 susvisé, le présent arrêté a pour objet de rendre obligatoire la méthode de détermination de la teneur en matière grasse du beurre, d’émulsions d'huile alimentaire et de matières grasses tartinables. Art. 2. — Pour la détermination de la teneur en matière grasse du beurre, d’émulsions d'huile alimentaire et de matières grasses tartinables, les laboratoires de la répression des fraudes et les laboratoires agréés à cet effet doivent utiliser la méthode fixée à l’annexe jointe au présent arrêté. Cette méthode doit être utilisée par le laboratoire lorsqu’une expertise est ordonnée. Art. 3. — Le présent arrêté sera publié au Journal officiel de la République algérienne démocratique et populaire. Fait à Alger, le 13 Moharram 1447 correspondant au 9 juillet 2025. Tayeb ZITOUNI. ———————— ANNEXE Méthode de détermination de la teneur en matière grasse du beurre, d’émulsions d'huile alimentaire et de matières grasses tartinables ———— 1. Domaine d’application La présente méthode spécifie une technique pour la détermination de la teneur en matière grasse du beurre, d’émulsions d’huile alimentaire (2.2) et de matières grasses tartinables (margarine, matière grasse tartinable végétale, matière grasse tartinable laitière et matière grasse tartinable végétale et animale). 2. Définitions Pour les besoins de la présente méthode, les définitions suivantes s'appliquent : 2.1 teneur en matière grasse Fraction massique de substances, déterminée selon le mode opératoire décrit dans la présente méthode. Note : La teneur en matière grasse est exprimée comme une fraction massique, en pourcentage. 2.2 émulsion d'huile alimentaire Produit à teneur en matière grasse élevée (> 75 % de matière grasse), constitué des mêmes éléments que le beurre mais dont la composition ne correspond pas à la définition décrite dans la réglementation en vigueur. Note : Les beurres allégés en matières grasses (par exemple 3/4 matière grasse, 1/2 matière grasse) sont considérés comme appartenant à la classe des matières grasses tartinables. 21JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE ALGERIENNE N° 6224 Rabie El Aouel 1447 17 septembre 2025 3. Principe La matière grasse est extraite de la prise d'essai à l'aide d'un solvant approprié. La phase solvant/matière grasse est séparée de la phase aqueuse et transférée quantitativement dans un récipient de récupération de la matière grasse. Le solvant est éliminé par distillation ou évaporation et la masse des substances extraites est déterminée. 4. Réactifs Sauf spécification contraire, utiliser exclusivement des réactifs de qualité analytique reconnue et de l’eau distillée, de l’eau déminéralisée ou de l’eau de pureté équivalente. Lorsque la détermination est effectuée selon la méthode spécifiée, les réactifs ne doivent pas laisser de résidu appréciable après l'évaporation, conformément à l’alinéa (8.1.2). 4.1 Solvant d'extraction : Ether de pétrole ayant un point d'ébullition compris entre 30 °C et 60 °C ou, comme équivalent, de l'n-hexane [CH 3(CH2)4CH3] ayant un point d'ébullition de 69 °C; ces deux solvants satisfont aux exigences relatives au solvant d’extraction utilisé pour l’essai à blanc, conformément à l’alinéa (8.1.2). 4.2 Ethanol (C 2H5OH), de concentration d’au moins 94 % (fraction volumique). 4.3 Solution de rouge Congo Dans une fiole jaugée à un trait de 100 ml, dissoudre 1 g de rouge Congo dans environ 50 ml d’eau. Compléter avec de l’eau jusqu’au trait. Note importante : Prendre toutes les précautions de sécurité utiles lors de la manipulation du rouge Congo solide car ce produit chimique peut être cancérigène. Note : L’utilisation de cette solution, qui sert à faciliter le travail de l’analyste en permettant de mieux observer l’interface entre la phase organique et la phase aqueuse, est facultative, conformément à l’alinéa (8.4.1). D’autres indicateurs aqueux colorés peuvent être utilisés, à condition qu’ils n’agissent pas sur la détermination de la teneur en matière grasse. 5. Appareillage Du fait que la détermination implique l’utilisation de solvants volatils inflammables, l’appareillage électrique utilisé doit être conforme à la législation en ce qui concerne les risques liés à l’utilisation de tels solvants. Matériel courant de laboratoire et, en particulier, ce qui suit : 5.1 Balance analytique, avec une précision de lecture de 0,1 mg. 5.2 Etuve à dessiccation , électrique, ventilée, contrôlée par thermostat et pouvant maintenir une température uniforme de 102 °C ± 2 °C, en tous points, du volume utile de l’étuve de dessiccation. L’étuve doit être dotée d’un thermomètre approprié. 5.3 Dessiccateur, contenant un agent déshydratant approprié, comme du gel de silice fraîchement séché, avec indicateur hygrométrique. Si la méthode est uniquement utilisée pour des essais de routine pour lesquels une grande exactitude et une grande fidélité ne sont pas indispensables, il est possible de refroidir le récipient de récupération de la matière grasse à la température de la salle des balances sur la paillasse à l’abri de la poussière. 5.4 Récipients de récupération de la matière grasse, tels que des fioles en verre résistant à l’ébullition à col rodé, d’une capacité de 125 ml, ou des capsules en métal. Concernant les capsules en métal, il est recommandé d’utiliser des récipients dotés de parois relativement hautes (par exemple 6 cm), afin de limiter le risque de perte de matière grasse du fait d’éclaboussures de solvant lors du transvasement du tube de centrifugation dans le récipient de récupération de la matière grasse ou d’une ébullition importante lors de son évaporation. 5.5 Régulateurs d’ébullition, exempts de matière grasse, en porcelaine non poreuse ou en carbure de silicium (facultatifs en cas d’utilisation de capsules en métal). 5.6 Pinces métalliques ou gants en coton, pour pouvoir tenir les récipients de récupération de la matière grasse (5.4). 5.7 Tubes de centrifugation étanches, d’une capacité de 50 ml, munis de capsules filetées et faits en matière plastique résistant au solvant (4.1) pendant, au moins, la durée de l’essai. Note : Il est préférable d’utiliser des tubes de diamètre important (par exemple 25 mm à 35 mm) pour faciliter l’ajout de la prise d’essai. 22 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE ALGERIENNE N° 62 24 Rabie El Aouel 1447 17 septembre 2025 5.8 Agitateur-mélangeur à vortex. 5.9 Centrifugeuse pouvant contenir les tubes de centrifugation étanches (5.7) et produire une accélération radiale comprise entre 50 g et 100 g à l’extrémité extérieure de ceux-ci. Note : L’utilisation d’une centrifugeuse est facultative mais recommandée, comme décrit à l’alinéa (8.4.3). 5.10 Pipetteur automatique ou autre appareil approprié au transvasement de liquide (par exemple de capacité 5 ml), pour le transvasement quantitatif de la phase solvant/matière grasse. 5.11 Appareil de distillation ou d’évaporation (par exemple un bain de vapeur d’eau), pour la distillation ou l’évaporation des solvants des récipients de récupération de la matière grasse, comme décrit à l’alinéa (8.4.8). 5.12 Distributeurs de solvant ou éprouvettes graduées, de capacités 10 ml et 20 ml. 6. Echantillonnage Il est important que le laboratoire reçoive un échantillon réellement représentatif, non endommagé n’ayant pas subi de modification lors du transport ou de l'entreposage. Il est recommandé que l’échantillon pour essai soit transporté dans un récipient étanche à l’air, dont la contenance doit être telle que l’échantillon remplisse entre la moitié (1/2) et les deux tiers (2/3) de sa capacité totale. Conserver les échantillons dans le récipient fermé à une température comprise entre 5 °C et 14 °C jusqu’à la préparation de l’échantillon pour essai. 7. Préparation de l’éc