ministre des finances et
Consulter le PDF officiel (JORADP)loi n° 23-04 du 17 Chaoual 1444 correspondant au 7 mai 2023 susvisée. Chapitre 3 ORGANISATION ET FONCTIONNEMENT Art. 10. — Le comité est dirigé par un président et se compose des structures suivantes : — le conseil de coordination et de suivi ; — le secrétariat général ; — des structures administratives. L’organisation interne du comité est fixée par arrêté conjoint de l’autorité de tutelle, du ministre des finances…
loi n° 23-04 du 17 Chaoual 1444 correspondant au 7 mai 2023 susvisée. Chapitre 3 ORGANISATION ET FONCTIONNEMENT Art. 10. — Le comité est dirigé par un président et se compose des structures suivantes : — le conseil de coordination et de suivi ; — le secrétariat général ; — des structures administratives. L’organisation interne du comité est fixée par arrêté conjoint de l’autorité de tutelle, du ministre des finances et de l’autorité chargée de la fonction publique. Section I Le président Art. 11. — Le président assure la gestion du comité, coordonne et évalue l’activité de ses structures et en est le porte-parole officiel. A ce titre, il est chargé, notamment : — de représenter le comité aux niveaux national et international ; — de veiller à l'application de son règlement intérieur et de son plan d’action ; 6 JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE ALGERIENNE N° 29 Aouel Dhou El Kaâda 1447 19 avril 2026 — de présider le conseil de coordination et de suivi, de fixer l'ordre du jour de ses réunions, de soumettre ses rapports, recommandations et propositions au Président de la République ou au Premier ministre ou au Chef du Gouvernement, selon le cas, et d’en suivre leur mise en œuvre ; — de créer des groupes de travail spécialisés et de nommer leurs présidents parmi les membres du conseil de coordination et de suivi ; — de conclure tout accord, convention et contrat dans le cadre de la réglementation en vigueur ; — d’exercer l'autorité hiérarchique sur l’ensemble des personnels du comité ; — d’établir les projets de règlement intérieur et de l’organisation intérieure du comité et de les soumettre à l'approbation du conseil de coordination et de suivi ; — de demander le détachement de catégories de cadres et de personnel des différents ministères et services intervenant dans le domaine de la prévention et de la lutte contre la traite des personnes, à l’effet de l'aider dans l'exécution de ses missions, parmi les cadres qualifiés dans les domaines juridique, technique, sécuritaire et administratif, conformément à la législation et à la réglementation en vigueur. Le président du comité est l'ordonnateur et peut déléguer sa signature au secrétaire général. Le président du comité peut charger tout membre du conseil de coordination et de suivi ou tout spécialiste en matière de prévention de la traite des personnes d'accomplir des tâches spécifiques dans le cadre de l'exécution des missions du comité. Le président du comité est assisté de deux (2) directeurs d’études. Il peut leur déléguer certaines de ses missions. Art. 12. — Le président du comité est nommé par décret présidentiel parmi ses membres ou parmi les personnalités nationales jouissant de l’expérience et des qualifications nécessaires dans le domaine de la prévention et de la lutte contre la traite des personnes. La fonction du président du comité est une fonction supérieure de l'Etat, classée et rémunérée en référence à la fonction de secrétaire général de l’administration centrale de ministère. Section 2 Le conseil de coordination et de suivi Art. 13. — Le conseil de coordination et de suivi, présidé par le président du comité, est composé du représentant : — de la Présidence de la République ; — du Premier ministre ou du Chef du Gouvernement, selon le cas ; — du ministre de la défense nationale ; — du ministre chargé des affaires étrangères ; — du ministre chargé de l'intérieur et des collectivités locales ; — du ministre de la justice, garde des sceaux ; — du ministre chargé des finances ; — du ministre chargé des affaires religieuses ; — du ministre chargé de l'éducation nationale ; — du ministre chargé de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique ; — du ministre chargé du travail ; — du ministre chargé de la solidarité nationale ; — du ministre chargé de la santé ; — du ministre chargé de la communication ; — du ministre chargé du tourisme ; — du ministre chargé des transports ; — du ministre chargé de la jeunesse ; — du ministre chargé de la formation et de l’enseignement professionnels ; — du Conseil National des Droits de l'Homme ; — du Conseil supérieur de la jeunesse ; — de l’Observatoire national de la société civile ; — de l’organe national de la protection et de promotion de l’enfance ; — du commandement de la gendarmerie nationale ; — de la direction générale de la sûreté nationale ; — de la direction générale de la sécurité intérieure ; — de la direction générale de la documentation et de la sécurité extérieure ; — de la direction générale des douanes ; — de la direction générale de la protection civile ; — de l'inspection générale du travail ; — du Croissant rouge algérien. Le conseil de coordination et de suivi peut faire appel à toute personne physique ou morale susceptible, de par ses compétences, de l'aider dans ses travaux. Art. 14. — Les membres du conseil de coordination et de suivi sont désignés par arrêté du Premier ministre ou du Chef du Gouvernement, selon le cas, sur proposition des autorités et des structures dont ils relèvent parmi les titulaires de fonctions supérieures de l’Etat, pour un mandat de quatre (4) ans, renouvelable. Il est mis fin à leurs fonctions dans les mêmes formes. Le mandat du membre nommé en raison de ses fonctions prend fin à l'expiration de celles-ci. En cas de cessation des fonctions de l'un des membres, il est procédé à son remplacement dans les mêmes formes jusqu'à l’expiration du mandat. Art. 15. — Le conseil de coordination et de suivi est chargé, notamment : — de suivre la situation de la traite des personnes et d'évaluer les activités réalisées dans ce domaine ; — de coordonner les efforts nationaux entre les instances compétentes en matière de prévention de la traite des personnes ; 7JOURNAL OFFICIEL DE LA REPUBLIQUE ALGERIENNE N° 29Aouel Dhou El Kaâda 1447 19 avril 2026 — du suivi de la mise en œuvre de la stratégie nationale et son plan d'action en matière de prévention de la traite des personnes ; — d’évaluer les mécanismes de prise en charge, de protection et d'assistance des victimes ; — d’étudier les difficultés pratiques entravant l’activité du comité qui lui sont soumises par son président ; — l'approbation des documents et rapports qui lui sont présentés par le président du comité, notamment : • des projets de programmes de coopération et d'échanges nationaux et internationaux ; • des règles de fonctionnement du comité ; • du projet du règlement intérieur du comité ; • du projet de l’organisation interne du comité ; • du projet de budget et de comptes ; • des accords, des conventions et des contrats ; • de l’acceptation des dons et des legs ; • du projet de rapport annuel d’activités du comité ; • du rapport annuel sur la situation de la traite des personnes que le comité soumet au Président de la République. En outre, le conseil de coordination et de suivi étudie et propose toutes les mesures susceptibles d'améliorer le fonctionnement du comité et d'atteindre ses objectifs. Art. 16. — Le conseil de coordination et de suivi se réunit, en session ordinaire, une fois tous les deux (2) mois, sur convocation de son président. Il peut se réunir, en tant que de besoin, en sessions extraordinaires, sur convocation du président du conseil ou à la demande d'un tiers (1/3) de ses membres. A l'issue de chaque session, le président du comité soumet un rapport au Premier ministre ou au Chef du Gouvernement, selon le cas. Section 3 Le secrétariat général Art. 17. — Le secrétariat général est dirigé par un secrétaire général chargé, notamment : — de la gestion administrative et financière du comité ; — d’aider le président dans la mise en œuvre du programme d’action du comité ; — de coordonner l’activité des structures du comité ; — d’élaborer les prévisions budgétaires et de gérer les crédits affectés au