
Zerhouni, Melikechi, Haba… l’Algérie crée un Haut conseil pour les cerveaux de sa diaspora
Aussitôt annoncé, aussitôt mis en place. Le Haut conseil de la communauté scientifique nationale à l’étranger a tenu dimanche 28 juin à Alger sa réunion constitutive, en présence de sommités algérienn...
Zerhouni, Melikechi, Haba… L’Algérie se dote d’un Conseil des scientifiques de la diaspora
Le 29 juin 2026, l’Algérie a annoncé la création d’un Haut conseil pour les scientifiques de la diaspora. Cette initiative vise à mobiliser les compétences des Algériens résidant à l'étranger pour contribuer au développement du pays. Parmi les membres de ce conseil figurent des personnalités éminentes telles qu'Elias Zerhouni, Noureddine Melikechi et Belgacem Haba.
Ce conseil a pour objectif principal de renforcer les liens entre la diaspora scientifique et le pays d'origine. En intégrant ces experts, l'Algérie espère bénéficier de leur savoir-faire et de leur expérience pour impulser des projets innovants et stratégiques. Cette démarche s'inscrit dans une volonté plus large de valoriser le potentiel des Algériens à l'étranger, souvent surnommés "cerveaux en fuite".
Le Haut conseil est composé de scientifiques de renom qui ont marqué leur domaine respectif à l'international. Elias Zerhouni, ancien directeur des National Institutes of Health aux États-Unis, est l'un des scientifiques les plus influents de sa génération. Noureddine Melikechi, connu pour ses travaux en physique appliquée et en spectroscopie, a également contribué à des missions de la NASA. Belgacem Haba, quant à lui, est un inventeur prolifique avec plus de 500 brevets à son actif.
La création de ce conseil intervient dans un contexte où le gouvernement algérien cherche à diversifier son économie et à réduire sa dépendance aux hydrocarbures. En s'appuyant sur les compétences de sa diaspora, l'Algérie espère stimuler des secteurs clés tels que la technologie, la santé et l'énergie renouvelable.
La mise en place de ce conseil s'accompagne d'un cadre institutionnel destiné à faciliter les échanges et la collaboration entre les scientifiques de la diaspora et les institutions algériennes. Des programmes de recherche conjoints, des conférences et des ateliers sont prévus pour encourager le partage de connaissances et d'innovations.
Les autorités algériennes ont exprimé leur optimisme quant à l'impact positif de cette initiative sur le développement du pays. En capitalisant sur le capital humain de sa diaspora, l'Algérie espère non seulement attirer des investissements mais aussi renforcer son image à l'international en tant que nation dynamique et innovante.
Ce conseil pourrait également jouer un rôle crucial dans la formation des jeunes chercheurs algériens, en leur offrant des opportunités de mentorat et d'échanges avec des experts de renommée mondiale. Cela pourrait contribuer à freiner l'exode des talents en offrant des perspectives attractives de carrière et de développement personnel dans le pays.
En conclusion, la création du Haut conseil pour les scientifiques de la diaspora marque une étape importante dans la stratégie de l'Algérie pour mobiliser ses ressources humaines à l'étranger. Si elle est bien orchestrée, cette initiative pourrait transformer le paysage scientifique et technologique du pays, tout en renforçant les liens avec sa diaspora.
Cet article provient de TSA Algerie
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